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Après le succès de son « Carmina Burana », présenté en 2018 à l’Institut français, Abass Zein persiste et signe pour une nouvelle revisite de la célèbre œuvre de Carl Orff. Cette fois-ci ne jouez pas hautbois, ne résonnez pas musettes : le cru 2021 laisse de côté les chœurs et l’orchestre pour se concentrer uniquement sur le ballet, contant l’histoire d’un roi akan déchu et de son douloureux chemin de croix pour accéder de nouveau à son trône, en compagnie de son aimée. Une adaptation épique, typiquement «made in Abass Zein », de l’une des œuvres lyriques les plus populaires du monde. Souvenez-vous, c’était en décembre 2018 : un chœur de 40 chanteurs, 25 danseurs et figurants, un orchestre symphonique composé de 40 musiciens classiques et 3 grands musiciens internationaux. Un spectacle grandiose, comme Abass Zein nous y a habitués en s’attaquant aux plus grands monuments de la culture (Carmen, le Boléro de Ravel…) et surtout, en y apportant le souffle et la puissance de l’Afrique, ses corps vibrants d’énergie et la grâce de ses mille et un talents, ainsi que la richesse de ses traditions et de son patrimoine culturel. Pour cette nouvelle édition, l’inlassable activiste culturel entend donner sa pleine mesure à l’interprétation dansée, grâce à son chorégraphe Nikoko Yao, qui emmènera avec lui une troupe d’une dizaine de danseurs. L’histoire, celle d’un roi déchu tombé de son trône pour retrouver la vie profane et ses travers, évoque la plongée aux enfers d’un Orphée akan, et rappelle que dans le cours fluctuant de la vie et les multiples revers de fortune qu’elle nous donne l’occasion d’expérimenter, rien n’est figé, tout est commencement et recommencement, début et fin, jour et nuit. Un rendez-vous à ne manquer sous aucun prétexte!

Goethe Institut (le 03 décembre) et Institut français de Côte d’Ivoire (le 09 décembre), à partir de 20h. Tarif : 10 000 FCFA (places limitées)

Par E. Vermeil

Paru en novembre 2021