Il y a quelque temps, le président de la région du Bounkani m’a invité afin de me faire découvrir cette contrée du nord-est de la Côte d’Ivoire à la frontière du Ghana et du Burkina Faso. Une région à 9 heures de route d’Abidjan, dont Bouna est la ville principale. En quelques jours, j’ai longé une partie du parc national de la Comoé, le plus vaste parc du pays où le lion semble avoir été aperçu ; j’ai traversé la rivière de la Volta Noire séparant la Côte d’Ivoire du Burkina Faso ; j’ai visité les dernières maisons traditionnelles du peuple Lobi qui sont sur le point de disparaître, une montagne sacrée dans le village très reculé de Piaye, une mosquée très ancienne, mais j’ai surtout assisté au FESTIBO, le Festival des danses traditionnelles du Bounkani. Cette rencontre multiculturelle présente l’ensemble des danses ancestrales, mythiques, mystiques et initiatiques des peuples de cette région. Un évènement unique qui prône la cohésion sociale et la conservation du patrimoine culturel.

Nader Fakhry

Publié en juin 2020