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Il a enfin trouvé sa voie dans la photographie d’art, après avoir longtemps baladé son objectif dans les mondanités abidjanaises. Son style afro-futuriste le classe parmi les meilleurs de cette nouvelle génération d’artistes qui retranscrivent leur vision de l’Afrique par la fiction. Les amateurs d’art l’ont découvert pour la première fois aux RIANA 2021. BAAB vous dévoile une face de ce virtuose de la photographie et de son art en pleine maturation. Zoom sur Eddy Dagher. « I think I’m an artist… You decide ! »
Aussi connu sous le pseudonyme de « Jyrai », Eddy Dagher grandit à Man. Il quitte le pays au moment dela crise de 2002 pour le Sénégal où il obtient son BAC. Poursuit une formation en informatique au Maroc, sans trop de conviction, et opte finalement pour l’école des Arts visuels du Studio M de Casablanca, d’où il ressort diplômé au bout de 3 ans. Après plusieurs stages dans des entreprises marocaines, il regagne la Côte d’Ivoire et « roule sa bosse » dans différentes entreprises du milieu audiovisuel abidjanais. Artiste dans l’âme, il s’éprend alors de la photographie et décide de se lancer en solo. Son talent séduit d’emblée plusieurs magazines, entreprises et institutions de la place qui louent ses
services pour couvrir des événements culturels (concerts, fashion shows, spectacles, vernissages…) ou corporate, réaliser des publicités, films institutionnels… Au fil du temps, son style s’affine. Eddy s’affirme et se spécialise de plus en plus dans les portraits. Laissant libre cours à son imagination, il crée et met en scène des personnages mythiques, fantastiques ou mythologiques dans un décor de cinéma. Selon les sujets, il y rajoute une touche de body painting fluorescent ou de digital painting, quelques retouches Photoshop et des accessoires confectionnés par ses soins ou chipés dans la boutique de Mimi la Bish son amie, et le tour est joué !

Sa tendance afro-futuriste s’inscrit tantôt dans la fiction, tantôt dans le sexy. En témoigne la série de portraits intitulée « Sexy Friday » qu’il dévoile au compte-gouttes, tous les vendredis sur la toile. Un regard, une posture… selon l’inspiration, mais jamais de vulgarité. Ou les séries « Pagnifique » et « Roots » qui rappellent son attachement profond à l’Afrique et traduisent sa foisonnante créativité
et son goût pour les mises en scène. Chacune des photographies d’Eddy se veut une captation globale d’un scénario bien pensé. Telles des affiches de films. Car, en définitive, c’est le cinéma qui inspire l’artiste. Un art, dans lequel, il se verrait bien poursuivre sa carrière. Après son succès aux Rencontres Internationales des Arts Numériques d’Abidjan (RIANA) 2021, Eddy Dagher prépare sa première exposition individuelle et travaille actuellement sur la série de photographies « HorosAfricana » évoquant sa version personnelle de l’horoscope. On vous tient au courant !

Insta: @jyrai
Facebook: E’D Photography

Par Y. Effoumy

Publié en décembre 2021