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En Côte d’Ivoire, le muaythaï (boxe thaïlandaise) s’est féminisé au cours des dernières années. Appréciée pour ses bienfaits physiques indéniables, mais également pour ses apports mentaux et cognitifs, la boxe thaï est un sport mixte qui se conjugue désormais au féminin, regroupant adhérents et adhérentes au sein des divers clubs nationaux. Créée en 2020, la section féminine de la FIMDA (Fédération ivoirienne de muaythai & disciplines assimilées) met tout en œuvre pour populariser cette discipline auprès d’un maximum de femmes, et a pour ce faire lancé plusieurs initiatives. On vous en parle ici.

C’est à Arjan Arthur Kouassi Bella, président de la FIMDA, que l’on doit la naissance de la FSF (FIMDA section féminine), qui compte aujourd’hui plus d’une cinquantaine de pratiquantes régulières. Ce projet est né du constat que les athlètes féminines de muaythai – aussi appelées «nak muay ying» –, bien que pratiquant avec autant de ferveur et d’engagement que leurs collègues masculins, manquent souvent de visibilité, d’encouragement et, par rebond, de motivation. La plupart d’entre elles sont par ailleurs encore réfractaires à l’idée d’en faire leur discipline sportive principale et excluent l’idée de participer à des compétitions organisées sous l’égide de la FIMDA. L’une des missions de la FSF est donc de lever cette appréhension et d’inciter la gente féminine à pratiquer la boxe thaïlandaise de façon ludique, dans un cadre convivial, pour leur permettre de découvrir tous les bienfaits de cette discipline. Pour la FSF, toutes les femmes sont des combattantes nées. En effet, quelles que soient les circonstances et de façon innée, elles savent parfaitement mettre en œuvre des stratégies afin de préserver ce qui compte à leurs yeux : travail, activités, famille, couple, enfants… 

Dans le but de démocratiser ce sport auprès des femmes et de leur montrer que c’est une pratique accessible, la FSF a initié les «Rencontres FSF», après-midi sportives d’échange et d’entraînement. Depuis début 2021, 5 éditions de ces rencontres bimestrielles ont eu lieu dans 3 différents clubs affiliés à la FIMDA (14 en tout) dont la dernière, organisée fin septembre au club Chrysalide-Vitalis, a connu un franc succès. À cette occasion, Julie Blot et Déborah Alliali, co-responsables de la section féminine de la FIMDA, ont annoncé la tenue d’un gala 100 % féminin d’arts martiaux, «Le Choc des Amazones», qui se déroulera de 15h à 19h le 20 novembre 2021 au Palais des sports de Treichville. Les différentes fédérations participantes présenteront leur discipline ainsi que les actions initiées en faveur des femmes, et l’évènement comprendra également des démonstrations et simulations de combat. Une belle façon de conforter et motiver les pratiquantes régulières, mais aussi d’inciter de nouvelles amazones à franchir le pas, inspirées par leurs sœurs présentes sur le ring et au centre de l’événement. Et qui sait, peut-être ce gala permettra-t-il de déceler les championnes de demain et modèles à suivre pour les prochaines générations. En attendant, certaines d’entre elles ont déjà fait leurs preuves et s’entraînent dur pour les JO 2024. C’est notamment le cas de Mariam Dalenda Cissé, qui a remporté en octobre le titre de championne d’Afrique de la Coupe royale de l’ambassadeur de Thaïlande dans la catégorie – 65 kg. Oly la Machine, tes petites sœurs arrivent!

Par E. Vermeil

 FB : FIMDA Section Féminine – FSF

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