Abidjan Graffiti : ‘‘Odyssée au cœur du Musée virtuel des Graffiti d’Abidjan’’

Pour Hermann Mobio Apohi, la photographie est ce qu’il convient d’appeler la littérature de l’œil. Dans ‘‘Odyssée au cœur du Musée virtuel des Graffiti d’Abidjan’’, accessible via le site www.abidjangraffiti.com, il nous fait lire de belles fresques murales qui ornent les rues de Babi.

Parce que seulement une catégorie de personnes se délecte de ces mets visuels exquis que sont les graffiti, Hermann Mobio Apohi a jugé bon de les transporter vers un public plus large. Ainsi, est née  ‘‘Odyssée au cœur du Musée virtuel des Graffiti d’Abidjan’’ : un parcours consultable en ligne et rendant accessibles, à tous et à toutes, les graffiti des différents quartiers d’Abidjan. Ce projet photographique porté sur l’archivage et la documentation des graffiti qui décorent les paysages urbains et semi-urbains a été réalisé avec le soutien financier du Goethe Institut d’Abidjan. Il contribue en outre à empêcher le délitement du lien social, artistique et culturel favorisé par les mesures inhérentes à la pandémie du virus Covid-19. Il vise également à renforcer le contact entre les artistes auteurs des graffiti, leurs créations et le grand public, et à promouvoir leur art malgré la crise sanitaire.

Hermann Mobio Apohi s’efforce, à travers le regard photographique qu’il pose sur son environnement, de faire prendre conscience des choses que l’on ne voit pas. Son œuvre se veut un témoignage. Elle essaie de saisir et d’immortaliser la transformation rapide de l’architecture de la ville et des créations dites éphémères de l’art urbain. C’est aussi et surtout une sorte de narration, une proposition, un point de vue personnel.

Du même artiste

‘‘Bidon-ville’’

Un projet-documentaire réalisé entre 2013 et 2014, dans différents quartiers d’Abidjan, où il portait un regard critique sur la question de l’accessibilité et de l’approvisionnement en eau potable. 

‘‘Danses traditionnelles : 

métamorphoses et résilience’’ 

Réalisé en 2014, 2015 et 2019 qui mettait en lumière les efforts de conservation et de transmission des danses guerrières et traditionnelles des peuples Atchan de Côte d’Ivoire, dans un contexte d’urbanisation galopante.

‘‘Église Harriste couleurs locales du 

Christianisme universel’’ 

Montre comment l’église s’est patinée de couleurs et traditions locales propres aux peuples lagunaires ivoiriens pour devenir aujourd’hui ‘‘L’Église Harriste’’ ou encore ‘‘Église du Christ – Mission Harris’’. 

‘‘Vivre outre COVID’’

Réalisé en 2020 où l’artiste montre comment, face à l’irruption violente de la pandémie dans un contexte socio-économique ralenti, les travailleurs indépendants, ceux du secteur informel notamment, ont réinventé leur quotidien afin de préserver à la fois leur santé et leurs maigres revenus.

Abidjan Graffiti

2 Plateaux, bd Latrille

Site : www.abidjangraffiti.com