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Dorris Haron Kasco n’est peut-être pas le premier photographe ivoirien, mais il n’en demeure pas moins le père de la photographie d’art en Côte d’Ivoire. Grâce notamment à une prospection minutieuse menée par lui-même dans tout le pays dans le but de définir un patrimoine photographique, il a réussi à mettre en lumière le travail de 13 photographes parmi lesquels Auguste Cornelius Azaglo, le plus âgé d’entre eux et auquel Dorris a consacré le documentaire “Djaatala, le preneur d’ombre” sorti en 2001, et Ananias Léki Dago, le plus jeune. C’était à l’occasion des premières Rencontres Internationales de Photographie Africaine de Bamako en 1994. L’exposition appelée “L’œil du temps” avait été présentée pour la première fois en septembre de la même année à l’Institut Français de Côte d’Ivoire.

Depuis les années 90, Dorris s’est toujours évertué à mettre à nu les réalités inavouées et inassumées de notre société. Une démarche artistique perceptible à travers “Femmes masquées” (1990), “Les fous d’Abidjan” (1993), “Innocence en péril” (2004), “Dilogie” (2017) et tous ses travaux aussi bien photographiques que cinématographiques. Dorris définit d’ailleurs son moyen de création comme « un art où l’œil réagit, motivé par une sensibilité personnelle. Elle n’est pas du tout en dehors de celui qui la fait. Et le premier appareil photo, c’est soi-même. »

Né en 1966 à Daloa, Dorris Haron Kasco est cinéaste, photographe, et récemment enseignant de cinéma et photographie, et de l’histoire de l’art contemporain à l’École Supérieure des Beaux-Arts de Montpellier, en France.

Facebook : Dorris Haron Kasco

Instagram : dorrisharonkasco6506

Yannick Effoumy