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Patrimoine mondial de la Côte d’Ivoire à l’UNESCO, et si on faisait le point ? Partie 2.

Notre pays est vraiment beau. Mais connaissons-nous vraiment toutes les richesses qu’il possède ? Savez-vous par exemple que pas moins de 8 biens sont inscrits au patrimoine mondial de l’UNESCO ? En juin, Marie-Noëlle du blog Candy Côte d’Ivoire nous a présenté les biens matériels ivoiriens, sites naturels, réserves et monuments, figurant au catalogue de l’UNESCO. Place ce mois-ci au patrimoine immatériel. Petit tour d’horizon sur les objets ou traditions qui font la fierté de notre pays.

  • Le balafon

Le balafon est un instrument de musique sénoufo, né aux 12-13ème siècles dans le Royaume de Sosso, entre le Mali et la Guinée, à l’époque du légendaire Soudiata Keita. Il a été classé sur la liste représentative du patrimoine culturel immatériel de l’humanité par l’UNESCO en 2012.

Le Balafon_BAABEntièrement en bois, il s’agit d’une sorte de xylophone composé de 16 à 27 lames de longueur croissante disposées sur un support en forme de trapèze. Pour obtenir un son, le musicien tape sur les lames avec des baguettes de bois (les mailloches) terminées d’un tampon en fibre végétale. Une des particularités du balafon est qu’il possède ses propres baffles !

En effet sous le support, on retrouve des calebasses perforées contenant traditionnellement des toiles d’araignée ou des ailes de chauve-souris (aujourd’hui remplacées par du papier à cigarette ou une fine membrane en plastique) qui jouent le rôle de caisses de résonnance et permettent d’amplifier le son produit par l’instrument. Ingénieux n’est-ce pas ? La largeur des lames et la grosseur des calebasses déterminent la tessiture de l’instrument : grave pour les grands balafons à larges lames et grosses calebasses (les “bala”) et plus aiguë pour les “balani” possédant des lames étroites et de petites calebasses. Le balafon est également inscrit sur au patrimoine culturel du Mali et du Burkina Faso.

  • Le gbofe d’Afounkaha

Le gbofe_BAABInscrit au patrimoine immatériel de l’UNESCO depuis 2008, le gbofe se pratique principalement dans le village d’Afounkaha, au sein de la communauté tagbana. Il désigne une cérémonie qui regroupe des chants, des danses et la pratique de l’instrument de musique éponyme.

Il s’agit d’un ensemble de six trompes traversières de tailles croissantes (50 à 70 cm) fabriquées à partir d’une racine d’arbre puis recouvertes par une peau de vache. Ces trompes émettent une gamme de sons capables de reproduire des mots de la langue tagbana. Lors de la cérémonie du gbofe, 6 hommes soufflent dans les cornes pour produire un son tandis que les femmes, accompagnées par des tambourineurs, dansent et chantent autour d’eux.

  • Le Zaouli chez les Gouro

Le Zaouli est un masque, mais aussi une danse traditionnelle gouro, peuple du grand groupe Mandé, exécutée lors de fêtes, de funérailles ou tout simplement pour raconter des contes. Depuis 2017, le Zaouli est classé au patrimoine mondial de l’UNESCO. Même si le danseur est un homme, cette danse fut créée pour rendre hommage à la beauté féminine. Avant le début de la danse, les anciens consultent le devin, qui offre un cabri aux ancêtres.

Le Zaouli_BAABEntouré des villageois, un accompagnateur introduit le Zaouli qui commence à exécuter des pas de danse très rapides calés sur le rythme des instruments de l’orchestre tel que le tambour cylindrique. La tenue du danseur (qui peut varier légèrement d’un village à l’autre) est composée d’une jupe en raphia, de chasse-mouches en queue de bœuf et du masque généralement réalisé par un sculpteur de la communauté.

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Par Candy Côte d’Ivoire

Publié en juillet 2022